Accessibilité Ile du Nord Nouvelle-Zélande

Un week-end à Hawke’s Bay

Par on 1 mai 2017

Qui dit week-end de Pâques dit jours fériés alors nous n’allions pas rater cette occasion d’aller découvrir une partie du pays que nous ne connaissons pas du tout. C’est parti direction Hawke’s Bay sur la côte est de l’ile du nord.

Après quatre heures de route depuis Wellington nous y voilà. Hawke’s Bay est une belle région. A mon sens elle représente très bien la Nouvelle-Zélande telle que l’on peut se l’imaginer et telle que je l’avais découverte dans le Northland au tout début de nos aventures au pays des kiwis. Tout autour de nous il y a de nombreuses collines aux belles couleurs vertes.

La vue depuis Te Mata Peak.

La vue depuis Te Mata Peak.

Sur ces collines on distingue de nombreuses taches blanches: les moutons. Il y en a des centaines à brouter sur les pentes de ces petits monts. Il y a également beaucoup d’autres animaux aux alentours. En parcourant la région en voiture nous avons vu des vaches, des boucs et aussi des daims !  J’ai même eu le plaisir de me réveiller avec le chant des Tuis, ces oiseaux endémiques de Nouvelle-Zélande. Même après plusieurs mois je ne me lasse pas d’entendre leur chant.

Hawke’s Bay ce n’est pas seulement des animaux. La région est aussi connue pour sa production viticole. Il y donc beaucoup de vignobles au bord des routes mais aussi énormément d’exploitations fruitières. Il est quasiment impossible de rouler plus de cinq minutes sans passer à côté d’un pré rempli de pommiers.

Jour 1 : Te Mata Peak et Napier

Après une bonne nuit de sommeil à Havelock North chez Mike, notre hôte couchsurfeur, nous voilà prêts à découvrir Hawke’s Bay. Au programme de cette première journée : Te Mata Peak le matin et Napier l’après-midi.

Te Mata Peak

Te Mata Peak est l’un des plus beaux sommets de la côte est de l’ile du nord, situé tout près de Havelock North. Si le temps est dégagé on peut voir tout Hawke’s Bay depuis le sommet: la côte, Hastings et même Napier qui se trouve à 23 kilomètres à vol d’oiseau.
La vue un jour de beau temps.

La vue un jour de beau temps.

Il est possible de faire plusieurs randonnées à Te Mata Peak dont certaines vont jusqu’au sommet. Elles ont l’air vraiment sympas à faire mais malheureusement aucune d’entre-elles ne semble accessible en fauteuil roulant. Les chemins ont l’air étroit et ça monte dur.
Impossible en fauteuil roulant mais pour les autres il est possible d'aller marcher sur la crête de Te Mata Peak.

Impossible en fauteuil roulant mais pour les autres il est possible d’aller marcher sur la crête de Te Mata Peak.

Si les randonnées ne sont pas accessibles il est tout de même possible de se rendre au sommet en voiture. Il y a un parking mais aucune de place de stationnement réservée pour les personnes à mobilité réduite. Il n’y a pas du tout de toilettes non plus, que se soit adaptés ou non. Depuis le parking il y a un chemin qui permet d’accéder à la plateforme servant de point de vue. Le début est un peu escarpé et il y a une pente à monter mais ça se fait.

Roulons vers le sommet !

Roulons vers le sommet !

Napier

L’après-midi nous quittons la nature pour nous rendre à Napier, ville connue pour son architecture art-déco. Le 3 février 1931 la ville a subit un tremblement de terre dévastateur. 256 personnes sont décédées et des centaines ont été blessées. Les bâtiments du centre-ville ont été fortement endommagés puis rasés. Malgré tout, les habitants de Napier ont su rebondir et tirer avantage de cette catastrophe naturelle en reconstruisant les bâtiments dans un style art-déco. Le pari est réussi puisqu’aujourd’hui Napier est l’une des villes les plus visitées du pays.

Le bâtiment du Daily Telegraph, l'un des plus connus de Napier.

Le bâtiment du Daily Telegraph, l’un des plus connus de Napier.

Avant de visiter cette ville j’en avais beaucoup entendu parler. C’est vrai que c’est joli, que cela donne une légère impression de se promener dans les décors du film « Gatsby le magnifique » et que c’est agréable de voir des couleurs mais j’ai quand même été un peu déçue. Sans doute mes attentes étaient trop élevées à force d’en entendre parler.

Près de la promenade du bord de mer.

Près de la promenade du bord de mer.

A l’inverse je ne m’attendais pas à voir autant de voitures d’époques. Comme il est possible d’en louer pour parcourir la ville on en croise un peu partout. J’étais surprise que cela rencontre autant de succès auprès des touristes dont certains n’hésitent pas à revêtir vêtements et chapeaux de circonstance.

En route vers les années folles !

En route vers les années folles !

J’ai aussi été très agréablement surprise par le bord de mer. A Napier il est possible de se balader le long de celui-ci sur la « promenade ». On y voit la côte sur plusieurs kilomètres. Les vagues sont énormes, impressionnantes. Elles viennent se briser sur le rivage et recouvrir d’écumes les longues étendues de sable noir. La baignade est d’ailleurs interdite à Napier en raison de ces vagues qui sont trop dangereuses.

Vue depuis le promontoire.

Vue depuis le promontoire.

Un promontoire artificiel, avançant dans la mer, à été construit sur la promenade tout près du centre-ville. En allant tout au bout on peut bien regarder ces énormes vagues se former et s’éclater. En allant un peu plus loin, en dehors du centre ville, il est aussi possible d’observer la baie, de regarder les kitesurfeurs et d’y manger tranquillement un bon fish et chips (Westshore Fish Cafe – 112 Charles Street). Pour ceux qui veulent une bonne glace en guise de dessert ne manquez pas, une fois de retour en centre-ville, de vous arrêter à  « Gelato U2 » (101 Marine Parade). Franck a choisi une boule goût crumble à la pomme et moi une au goût noix de coco/abricot. Elles étaient toutes les deux super bonnes.

Face à la mer, protégés des mouettes chapardeuses.

Face à la mer, protégés des mouettes chapardeuses.

L’accessibilité à Napier est bonne. Toute la partie centrale de la ville est plate. Il y a des places de stationnement réservées et des bateaux permettant d’accéder aux trottoirs. La balade en bord de mer est parfaitement accessible de même que le promontoire. Il y a des toilettes juste à côté de l’office de tourisme (I-site). L’accès à ceux-ci coûte 20 cents sauf pour les personnes handicapées qui doivent utiliser le seul WC qui reste ouvert tout le temps et qui n’est donc pas très propre et qui n’a pas d’éclairage.

Jour 2 : Hastings, Havelock North et les alentours

Le lendemain direction le marché de producteurs locaux à Hastings. Tous les dimanches il suffit d’y aller pour trouver fruits, légumes, fromages, pains, cafés, huiles et autres produits locaux. On y trouve aussi des viennoiseries françaises et allemandes. J’y ai même trouvé des figues. Comme ça n’est pas très courant d’en manger en Nouvelle-Zélande cela faisait plus d’un mois que j’en cherchais.  Il y aussi beaucoup de stands de nourriture à emporter que l’on peut ensuite déguster au milieu du pré sur les chaises qui sont à disposition. Cette fois nous avons été presque raisonnables : Franck a opté pour un bretzel et j’ai choisi un bun de Pâques au chocolat, à la cannelle et aux noix.

Ça fait plaisir de trouver du bon pain !

Ça fait plaisir de trouver du bon pain !

Après cette petite pause gourmande direction les Maraetotara Falls. Cette cascade se trouve un peu plus loin que Te Mata Peak, à 16 kilomètres du centre de Havelock North. L’emplacement n’est pas facile à trouver. La première fois nous sommes passés devant sans nous en rendre compte. Quand vous verrez, sur le bord de la route, un panneau vous conseillant de fermer à clé votre voiture pour éviter de vous faire voler vous pouvez vous arrêter, c’est là. Pas contre ce n’est pas du tout accessible. Il y a des escaliers et des racines sortent du sol qui n’est pas plat.
Maraetotara Falls.

Maraetotara Falls.

Pour terminer la journée nous sommes allés au point de vue « Ocean Beach Lookout » avant d’aller faire une petite sieste le long de la plage en contrebas et de bouquiner tranquillement. « Ocean Beach Lookout » offre un joli panorama sur une autre partie de la côte, plus au sud. Par contre il y a seulement de la place pour garer deux ou trois voitures.
La vue depuis "Ocean Beach Lookout".

La vue depuis « Ocean Beach Lookout ».

 

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