Accessibilité Asie Malaisie

Kuala Lumpur, balades à roulettes dans une capitale multiculturelle

Par on 3 juillet 2017

Après un an en Nouvelle-Zélande nous voila bien arrivés à Kuala Lumpur, première étape de notre périple en Malaisie et en Asie du sud-est. Ici nous découvrons un pays différent de l’Europe, de la Nouvelle-Zélande et des autres pays que nous avons visités jusque là. Le premier changement important que nous expérimentons est la météo. Il fait très chaud et humide. Les températures ne descendent pas en dessous de 25 degrés et avec l’humidité le ressenti nous parait encore plus élevé. Quand on passe d’un espace climatisé à l’extérieur on a l’impression d’entrer dans une salle de bain après une douche bien chaude. Cependant nos corps se sont habitués peu à peu et cela ne nous a pas empêchés de partir à la découverte de cette capitale riche de sa diversité culturelle tant ethnique, religieuse que culinaire.

Kuala Lumpur est loin d’être une capitale homogène. D’un quartier à l’autre on a parfois l’impression d’être dans une autre ville. En quelques minutes de marche on peut passer d’un parc calme au pied d’un gratte-ciel à un quartier chinois ou indien très animé. C’est parti pour un petit tour d’horizon !

Les tours Petronas et KLCC park

Les tours Petronas sont sans doute la première image venant à l’esprit lorsque l’on évoque Kuala Lumpur et ce n’est pas un hasard. Ce sont certainement les plus belles tours que j’ai eu l’occasion de voir et, plus objectivement, ce sont les tours jumelles les plus hautes du monde. Elles atteignent  en effet 452 mètres. La première fois je les ai vues de jour et je les ai déjà trouvées très belles. De nuit elles le sont encore plus. Le soir il y a même un spectacle de jets d’eau illuminés au pied de ces tours. Super sympa ! Juste à l’arrière des tours se trouve le KLCC park. Si vous voulez voir un peu de verdure ou avoir un bon emplacement pour photographier les tours c’est ici que ça se passe.

Les fameuses tours Petronas.

Les fameuses tours Petronas.

La tour Menara et la canopy walkway

Nous voulions aller sur la plateforme d’observation au 86ème étage des tours Petronas mais celles-ci étaient fermées pendant quelques jours pour cause de jours fériés. Qu’à cela ne tienne ! Direction la tour Menara et son observatoire. Depuis la haut on voit toute la ville et tous les immeubles qui y sont parsemés.

Au premier abord la tour ne parait pas accessible mais il y a un ascenseur de service tout à l’arrière qui permet d’accéder à l’étage où sont vendus les tickets pour l’observatoire. Tout en bas du parc menant à la tour il y a une navette gratuite pour aller jusqu’à la tour qui se trouve en hauteur. Malheureusement la navette n’est pas accessible. 

Kuala Lumpur vue depuis l'observatoire de la tour Menara.

Kuala Lumpur vue depuis l’observatoire de la tour Menara.

Au pied de la tour il est possible de se balader dans «KL Forest Eco Park». Après notre visite de la tour nous décidons donc d’y aller s’y promener. Je suis super surprise et contente de découvrir une entrée accessible. Il faut dire qu’à Kuala Lumpur l’accessibilité ce n’est clairement pas leur fort ! Je dévale donc la pente avec enthousiaste prête à me lancer à l’assaut de la «canopy walkway », cette balade en hauteur sur des ponts suspendus au milieu des arbres.

Au début de la Canopy Walkway.

Au début de la canopy walkway.

Je n’aurais pas du me réjouir si vite à la vue de la rampe à l’entrée. Cette balade n’est pas du tout accessible. Il y a de très nombreux escaliers en colimaçon. Nous sommes donc arrivés à la fin de cette balade trempés de sueur. Au moins ça m’a fait une séance de kiné gratuite !

Ça se complique!

Ça se complique!

Chinatown et Little India

Deux quartiers incontournables qui ont en commun d’attirer les touristes, de regorger de petits restaurants, de stands de nourritures à emporter et de magasins des souvenirs en tous genres. Les touristes et les locaux déambulent au milieu des scooters sur lesquels les habitants de KL (comme ils l’appelle!) circulent parfois sans casque et entassés jusqu’à quatre avec leurs enfants !

Si vous voulez acheter des souvenirs vous pouvez faire un tour à « Central market ». Il y beaucoup de gadgets et de produits « made in China » (vendus à de nombreux touristes chinois, ironie!) mais il y a aussi des stands de produits et de vêtements fait-main de meilleure qualité. Il y a une entrée accessible en fauteuil roulant  près du point information, plutôt au sud. A l’intérieur un ascenseur permet de se rendre d’un étage à l’autre sans difficulté et il y a des toilettes adaptés gratuits pour les personnes handicapées. Les autres usagers devront payer.

Découverte de Chinatown.

Découverte de Chinatown.

Déambuler dans ces quartiers est vrai excitation pour les sens. On entend parler chinois, anglais, malais, arabe… On peut même entendre la prière si l’on s’y balade à l’heure adéquate. Entourés par des temples, des mosquées, des tissus de toutes les couleurs et de la nourriture jusque là méconnue on ne sait plus où poser le regard ! Malgré une différence de population, de religion et d’atmosphère dans ces quartiers j’ai tout de même été surprise par cette cohabitation des cultures qui, à première vue, semble si facile.

Le « Bird Park » et le musée « Islamic Art Museum »

Malgré que le « bird park » (parc aux oiseaux) soit recommandé dans le lonely planet et que Franck était bien motivé pour y aller je n’étais pas franchement convaincue par l’idée. Finalement j’ai beaucoup aimé. Le parc est super bien fait et agréable à visiter. J’y ai découvert pleins d’espèces d’oiseaux asiatiques que je ne connaissais pas.

Mon préféré : quel look avec sa belle couleur et la crête de punk !

Mon préféré : quel look avec sa belle couleur et sa crête de punk !

Le parc est entièrement accessible mais une aide sera nécessaire en fauteuil roulant manuel car le terrain est très en pente.

Pour ceux qui aiment les musées ou veulent en savoir plus sur l’art islamique,  l’ « Islamic art museum » se situe à non loin du « KL bird park ». On peut y voir de nombreuses collections divisées en plusieurs thèmes comme l’architecture, la calligraphie, les armes ou encore les vêtements. Franck, de son coté, a particulièrement apprécié la galerie des mosquées en modèle réduit. Le musée est entièrement accessible.

Rien à envier aux manuscrits des moines.

Rien à envier aux manuscrits des moines.

Batu Caves

A seulement quelques kilomètres de Kuala Lumpur et accessibles en transports en commun les Batu caves font partie des incontournables lors d’un voyage en Malaisie. Elles regroupent plusieurs grottes de calcaires abritant des temples Hindou sur un site sacré. Les touristes affluent chaque jour par centaines et malgré le caractère sacré du site il y a de nombreux étals vendant des souvenirs et de la nourriture, y compris à l’intérieur de la grotte principale. D’ailleurs je vous déconseille les patisseries indiennes bien trop sucrées et écoeurantes.

Je ne suis malheureusement pas rentrée dans la grotte principale car il faut grimper 272 marches avant de pouvoir y accéder. De plus la descente aurait été dangereuse car les marches ne sont pas larges et que l’on ne peut pas y poser un pied entier. D’après Franck je n’ai pas trop de regrets à avoir. Si la hauteur de la voute est impressionnante, le reste de la grotte est bétonnée au sol et le temple ressemble à celui que l’on peut voir en bas. Même si ce n’est pas accessible cela vaut quand même le coup de s’y rendre rien que pour voir la gigantesque statue dorée de Murugan de 43 mètres de hauteur qui se trouve au pied du temple.

La statue Murugan, presque aussi impressionnante que les 272 marches d'à côté !

La statue Murugan, presque aussi impressionnante que les 272 marches d’à côté !

A défaut de pouvoir entrer dans la grotte principale il est possible de visiter la grotte « Ramayana Cave » qui se trouve au bout du chemin sur votre gauche quand vous faites face à la grotte principale. La pièce principale de cette grotte est accessible en fauteuil roulant. On peut y voir de nombreuses statues très colorées et un peu kistch de plusieurs personnages de la religion hindouiste tels que Kumbhakarna et Ravana.

Le démon Ravana.

Le démon Ravana.

Après la pièce principale il faut monter quelques marches pour pouvoir observer la cavité la plus haute de la grotte. Si vous pouvez les monter à pied ou en fauteuil avec de l’aide cela vaut le coup : la hauteur de cette grotte de calcaire est assez impressionnante. A partir de là il y a de nombreux escaliers pour monter tout en haut mais d’après Franck il n’y a rien à voir à part une grosse stalagmite.

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