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Waipu et Waitomo : la magie des grottes néo-zélandaises !

Par on 8 août 2016

La Nouvelle-Zélande n’est pas un pays qui se visite principalement pour ses villes mais vous pouvez passer des jours et des jours en pleine nature tellement celle-ci est magnifique. Le pays « au long nuage blanc », tel qu’il est surnommé, a beaucoup à offrir : montagnes, lacs, volcans, cascades, activité géothermique… De quoi s’en prendre plein la vue ! La situation géographique du pays y est pour beaucoup. En effet, la Nouvelle-Zélande se trouve à la jonction de deux plaques tectoniques ce qui a permit la création de ces surprenants reliefs. Mais, parfois, cela n’est que la partie visible de l’iceberg ! Aujourd’hui nous partons à la découverte des secrets souterrains de cette contrée si éloignée. Direction les grottes !

La Nouvelle-Zélande compte de nombreuses grottes sur l’ensemble de son territoire. Et pas n’importe lesquelles puisque l’on peut y trouver des vers luisants (glowworms). Ce type précis de vers luisant, nommé « arachnocampa luminosa« , se trouve seulement en Nouvelle-Zélande et en Australie. Certaines grottes sont gratuites et libres d’accès alors que d’autres se parcourent uniquement lors de visites guidées payantes.

La grotte de Waipu dans le Northland, gratuite et non aménagée

Pour notre première expédition sous terre nous avons choisi la grotte de Waipu dans le Northland,  située à moins de deux heures au nord d’Auckland. Comme elle est gratuite et libre d’accès elle n’est pas accessible en fauteuil roulant. J’y vais tout de même en espérant que j’arriverai à y pénétrer avec ma canne et l’aide de Franck.

L’entrée de la cave se trouve de l’autre côté d’un champ qu’il faut traverser. Il a plu : c’est la gadoue ! De l’autre côté du pré j’aperçois l’entrée de la grotte. Le début du chemin se fait tranquillement mais, après, il faut marcher sur des rochers. On essaie donc d’enlever la boue de nos chaussures pour éviter de glisser. C’est parti ! Avec un peu de concentration tout s’est bien passé, même si je pense que Franck a eu un peu peur que je le fasse tomber. Ça y’est, nous sommes à l’entrée de la grotte. Première étape validée.

Entrée de la grotte de Waipu

Entrée de la grotte de Waipu.

Equipés d’une puissante lampe de poche, nous avançons peu à peu dans l’obscurité. Nous sommes prudents car le sol rocheux est glissant et irrégulier. Une petite rivière s’écoule dans la grotte. Il faut la contourner en passant d’une pierre à l’autre. Nous sommes maintenant dans le noir complet. Je suis super contente. J’y suis arrivée ! Et, en bonus, je découvre deux petits glowworms en levant la tête pour admirer les stalactites. Génial ! Juste deux minuscules petits points de lumière bleue ! Je n’en trouve pas d’autres mais je suis toute joyeuse car je ne m’attendais pas à en voir ici. Mes premiers glowworms !

Il va faire tout noir !

Il va faire tout noir !

Quelques mètres plus tard nous faisons demi-tour. Je ne peux pas aller plus loin. Il faudrait traverser la rivière en marchant sur des petites pierres qui sont trempées. Ce n’est pas bien grave. Je suis déjà arrivée bien plus loin que ce que j’espérais. Je n’étais vraiment pas sûre de pouvoir rentrer dans cette grotte. Sur le chemin du retour nous croisons d’autres personnes qui semblent un peu étonnées de me voir ici avec ma canne !

La grotte de Ruakuri : splendide et accessible

Trois semaines plus tard, nous voilà à Waitomo. Cette ville, à 2h30 au sud d’Auckland, est célèbre grâce à ses grottes. C’est simple, c’est l’endroit où il faut aller en Nouvelle-Zélande pour voir des grottes et des vers luisants. Nous décidons de visiter la grotte de Ruakuri car c’est la seule entièrement accessible en fauteuil roulant.

La grotte est immense. Nous la parcourons pendant près de deux heures. Nous sommes à environ cinquante mètres sous terre. Au milieu de la visite nous pouvons voir un trou énorme au dessus de nous. Celui-ci mesure 35 mètres de haut. Il n’atteint pas la surface mais devrait y parvenir un jour car le filet d’eau qui s’y écoule érode la pierre peu à peu.

Impossible de voir la lumière du jour

Impossible de voir la lumière du jour.

Le guide nous explique que cette grotte s’est formée par la superposition de plusieurs couches de sédiments constituées de minéraux marins. Plusieurs cavités et reliefs que l’on peut y voir sont le résultat de l’activité sismique de la région. A plusieurs reprises notre accompagnateur nous montre avec fierté des roches calcaires. Il en est particulièrement fier car cela semble rare dans le pays. Cela me fait sourire : je pense aux nombreuses fois où j’ai essayé de me débarrasser du calcaire dans les éviers et les bouilloires !

Pendant toute la visite nous sommes entourés de stalactites et de stalagmites. C’est juste trop beau ! Cette fois j’ai réussi à retenir que les stalactites pendent du haut vers le bas alors que les stalagmites se dressent de bas en haut. Dans la grotte il y en a de plusieurs couleurs, blanches, beiges ou un peu rosées, et de toutes les tailles. Certaines sont vraiment grandes, ce qui est vraiment impressionnant lorsque l’on sait qu’il faut environ un siècle pour en former un centimètre cube !

Alors combien de siècles ?

Alors combien de siècles ?

A quelques endroits de la grotte nous pouvons voir les glowworms. Il y en a des milliers, peut être des millions ! C’est tellement fou ! Nous sommes sous terre dans l’obscurité totale et j’ai l’impression d’être sous un ciel étoilé. Je pourrai rester longtemps à regarder toutes ces petites lumières à la couleur oscillant entre le bleu et le vert. C’est bien la première fois que je regarde des vers avec plaisir ! Dommage que les photos ne leur rendent pas justice.

Glowworms.

Glowworms.

Avant de devenir un ver, cet animal demeure au stade de larve pendant plusieurs mois puis s’isole dans un cocon et se transforme (un peu comme une chrysalide pour les papillons). Les adultes vivent seulement quelques jours. Leur unique objectif est de s’accoupler pour la survie de l’espèce.

A la lumière, nous pouvons voir de nombreux filaments le long des murs de la grotte. Se sont des nids bâtis par les larves. Comme ils sont longs et gluants les insectes se laissent piéger à l’intérieur de ceux-ci et se font manger tout crus.  De plus, la lumière émise par les vers luisants attirent leurs proies. Petits mais malins!

Worms in progress.

Worms in progress.

J’ai adoré cette visite. La grotte est d’une beauté exceptionnelle et j’ai appris beaucoup de choses. Le tout en toute simplicité car les lieux sont vraiment accessibles. A aucun moment je n’ai rencontré d’obstacle et, contrairement à d’autres lieux touristiques, l’aménagement pour permettre l’accessibilité a été fait très intelligemment. Je n’ai pas eu l’impression d’en voir moins que si j’étais une personne valide ou que si j’avais choisi une autre visite guidée. C’est vraiment bien étudié. Seul bémol : la navette allant du lieu de rendez-vous à l’entrée de la grotte n’est pas accessible en fauteuil roulant. Toutefois, il est possible de suivre celle-ci avec sa propre voiture et de se stationner à l’entrée de la grotte.

Se balader en fauteuil roulant dans une grotte : trop fou !

Se balader en fauteuil roulant dans une grotte : trop fou !

Durant notre visite nous avons croisé le chemin d’autres touristes qui participaient à une visite guidée plus aventureuse. Ils traversaient la cave en mode escalade. Çà a l’air vraiment super ! J’aurais bien tenté cette expérience si mes capacités physiques me l’avaient permise. Il y a plusieurs visites de type « adventure » dans les grottes pendant lesquelles vous pouvez escalader ou encore faire du rafting. Cela à l’air vraiment fun, alors n’hésitez pas à tester !

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1 Commentaire
  1. Répondre

    lacote

    1 novembre 2017

    stalagMite :Monte
    stalagTite : Tombe, fastoche…

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