Accessibilité Ile du Sud Nouvelle-Zélande

Mont cook : émerveillement et balades en fauteuil roulant

Par on 10 janvier 2017

J’ai découvert le Mont Cook, ou Aoraki de son nom maori, pour la première fois au mois de novembre lors d’un road-trip dans l’ile du sud avec notre ami Dimitri venu de France pour passer ses vacances. Malgré quelques difficultés et un temps pluvieux c’est un endroit que j’avais beaucoup aimé. C’est pour cette raison qu’il m’a semblé évident d’y retourner lorsque Baptiste, notre ami Montréalais, nous a annoncé qu’il venait passer deux semaines de vacances avec nous à la fin de l’année. Depuis je suis toujours sous le charme de cette merveille de la nature !

Mais avant de nous laisser apercevoir son sommet le plus haut, culminant à 3724 mètres, la Nouvelle-Zélande nous avait réservé une sacrée surprise : la découverte du lac Pukaki bordant la route pour se rendre au Mont Cook ! Un vrai coup de coeur ! Ce lac est une merveille ! A la première vue j’ai cru à un effet d’optique tellement la couleur de l’eau me semblait irréelle !

Le lac Pukaki, si captivant.

Le lac Pukaki, si captivant.

C’est sans aucun doute l’un de mes endroits préférés en Nouvelle-Zélande. Prendre le temps de regarder ce paysage m’apaise même si je ne sais pas vraiment pourquoi. Sans doute grâce à sa beauté et à sa grandeur ou peut-être est-ce ce bleu turquoise si hypnotisant qui m’engourdit ? Seul l’appel de la montagne me sortira de ma contemplation : une balade au pied d’un glacier m’attend !

La « Tasman Glacier Lake », une balade difficile en fauteuil roulant

Lors de notre premier road-trip, avec Dimitri, nous n’avons malheureusement pas pu voir le Mont Cook qui, bien capricieux ce jour-là, avait décidé de se cacher derrière un épais voile nuageux et pluvieux. A notre arrivée au « Mont Cook Village » il était déjà midi passé et nous n’avions rien à manger avec nous. Nous avons donc décidé d’aller au Sir Edmund Hillary Alpine Centre car il n’y a à peu près que ça aux alentours et nous avons profité de la dégustation de notre soupe à 8 dollars (oui, oui!) pour ajuster le programme de l’après-midi. Dimitri fera seul la randonnée « Blue Lakes and Tasman Glacier view » de 40 minutes menant à un point de vue sur le « Blue lake » et le glacier de Tasman puis nous rejoindra sur le sentier permettant d’accéder au lac Tasman. Franck, lui, y retournera seul après notre balade en direction du lac Tasman. Quant à moi je dois me résoudre à ne pas faire la balade « Blue Lakes and Tasman Glacier view » car on y dénombre un peu plus de 300 marches avant d’ accéder au point de vue.

Le "Blue Lake", pas si bleu que cela !

Le « Blue Lake », pas si bleu que cela !

Nous voilà donc, mon blond et moi, en direction du lac Tasman sur la marche « Tasman Glacier Lake ».  Cette marche a été éprouvante, surtout pour Franck. Le sentier est composé de pleins de cailloux irréguliers et non compactés.

Un fauteuil roulant passerait presque inaperçu au milieu de ce paysage.

Un fauteuil roulant passerait presque inaperçu au milieu de ce paysage.

La progression était donc assez difficile et la pluie n’arrangeait rien à cela. Mais quelle récompense ! Après quelques mètres à pied pour terminer ce chemin je découvrais l’un des plus beaux endroits qu’il m’a été donné de voir. La couleur bleue grisâtre du lac est surprenante et lui confère, outre son aspect crémeux, une beauté toute particulière.

Les dizaines de blocs de glace et les quelques icebergs flottant à sa surface viennent ajouter à la beauté des lieux et nous astreignent à se rappeler de la réalité du réchauffement climatique. Ce lac a commencé à se former au début des années 1970 du fait du réchauffement climatique et de la fonte du glacier Tasman. Aujourd’hui il s’étend sur 7 kilomètres et il devrait atteindre 16 kilomètres d’ici moins de vingt ans !

Le mélange des eaux et des roches effritées du glacier donne au lac Tasman cette couleur distinctive.

Le mélange des eaux et des roches effritées du glacier donne au lac Tasman cette couleur distinctive.

Côté pratique : il y a un parking et des toilettes, non adaptés, au début des walks menant au « Blue Lake » et au lac Tasman. A savoir également que le lac Tasman peut se parcourir en petit bateau lors de sorties touristiques encadrées afin d’approcher au plus près les icebergs. Cependant cette activité est inaccessible à une personne en fauteuil roulant puisque que le point d’embarquement se situe en contrebas de l’issue de la marche « Tasman Glacier Lake » et qu’il faut donc descendre en marchant sur des grosses roches humides pour accéder au bateau qui, par ailleurs, ne semble pas pouvoir accueillir un fauteuil roulant.

La « Hooker Valley Track », une promenade partiellement accessible en fauteuil roulant

Pour notre deuxième journée au Mont Cook, lors de notre road-trip avec Baptiste, tout devrait bien se passer : il fait beau et nous choisissons, comme balade, de faire la première portion de la Hooker Valley Track soit environ deux kilomètres aller-retour. Cette randonnée commence  au parking « White Horse Hill Camping Ground » sur lequel on trouve des toilettes, mais non adaptés. Le chemin est majoritairement plat et recouvert de graviers bien compactés : la progression se fait donc facilement.

Le début de la Hooker Valley Track.

Le début de la Hooker Valley Track.

Ce sentier nous fait remonter la vallée en direction du Mont Cook jusqu’au premier point de vue de cette randonnée. Quelle vue ! D’un côté je fais face au Mont Aoraki qui me surplombe dans toute sa grandeur et, en contrebas, à la rivière bleu lactée enjambée par le premier pont suspendu. De l’autre côté la vallée s’ouvre devant moi dévoilant au loin le bleu si envoûtant du lac Pukaki.

Moment de tranquillité au point de vue en attendant les garçons.

Moment de tranquillité au point de vue en attendant les garçons.

Je m’arrête à cet endroit et laisse Franck et Baptiste aller jusqu’au pont suspendu. Le sentier semble devenir plus rocheux et irrégulier à partir de là, le jeu ne semble pas en valoir la chandelle. Je suis déjà tellement bien ici face à ce panorama de fou, je ne pense pas qu’aller plus loin ferait une grande différence. C’est sûr, je n’ai pas pu aller sur le pont suspendu mais il y a bien d’autres occasions de s’aventurer sur l’un d’eux en Nouvelle-Zélande !

Le premier pont suspendu au dessus de la rivière.

Le premier pont suspendu au dessus de la rivière.

 

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